Déjà un mois depuis la dernière entrée et honnêtement, j'aurais aimé avoir progressé davantage depuis octobre dernier. Par exemple, je m'acharne encore sur le paysage à la colline jaune. C'est devenu un défi de simplement le terminer. Je paufine, j'ajuste.
FAce à la lenteur de ma progression, je me suis arrêté puis posé quelques questions, par écrits.
Une analyse honnête a conclue que le mental prend trop de place. Mon pied est constamment sur le frein. Tout en moi est plus ou moins hésitant et ma principale difficultée semble de faire des choix et de les assumer jusqu'au bout.
Pourquoi? La cause exacte m'est inconnue mais ce dont je suis persuadé, c'est que ces hésitations sont quasis chroniques et dépasse le cadre créatif.
Puisque le problèmes est récurant, j'ai tenté de l'aborder différemment en laissant la cause de côté.
Je me suis alors dit:
Et si je travaillais rapidement, sans raisonner, pour forcer le résultat?
Ça semble enfantin, mais pour moi, ça demande un véritable effort.
Vous connaissez l'adage: "Il faut penser avant d'agir"?
Et bien ma solution, c'est l'inverse. Agir d'abord, penser ensuite.
Breton et Pollock seraient fiers de moi, non?
Pour appliquer cette idée, quoi de mieux que le dessin?
N'ai-je pas obtenu ainsi d'agréables résultats par le passé avec une plume libre et spontanée?
J'ai donc couru chercher les feutres couleurs de ma fille (oui, oui) et j'ai fais un essai.
Le résultat même s'il n'était pas extraordinaire m'a rappellé ce petit paysage à l'huile alla prima
qui m'avais fait tant de bien. J'ai alors répété l'exercice 4 fois et oui, je pense que ça m'aide à débloquer.
Hier, j'ai posé mon grand 2' x 5' sur mon chevalet, j'ai foncé et le résultat m'a plu. Ma vitesse, conjuguées aux études préparatoires exécutées dernièrement ont portées fruits.
Et ça, c'est vraiment une excellente nouvelle.
dimanche 31 janvier 2010
mardi 22 décembre 2009
Avance, recule...
Même s'il n'est pas terminé, j'en apprend pas mal avec le paysage à la colline jaune.
Depuis déjà quelques semaines, je me bat à créer une lumière qui n'est pas celle de mon image de référence. Pourquoi je fais ça? C'est simple: à un moment donné, j'ai appliqué quelques touches qui m'ont parues très réussies, mais qui modifiaient la lumière.
" Ah, c'est mieux comme ça, que je me suis dis, ce sera plus dramatique."
Tous les peintres ont déjà fait ça:
on commence avec un plan mais, en cours de route, on change de direction.
On contrôle le tableau mais on aime aussi se laisser prendre au jeu de l'improvisation en laissant à son tour le tableau nous prendre par la main. C'est ça être créatif, non? En général, c'est un moment agréable car il se passe quelque chose d'inatendue qui nous emballe et qui donne à l'oeuvre un nouvel intérêt.
Mais lorsqu'on fait un paysage réaliste, modifier la lumière sur une section, c'est modifier la lumière de tout le tableau et là, l'image de référence ne sert plus à grand chose.
En résumer, c'est complètement casse-gueule comme manoeuvre et dans le cas qui m'occupe, ça à été une grosse erreur. J'avance, je recule, je corrige sans cesse et tout ça aurait pu être évité avec plus de recherche et de prépration.
J'ai appris qu'un plan initial, s'il est trop modifié, n'est plus un plan où n'en a jamais été un...
Les études préliminaires de valeurs de tons et de couleur, que je n'ai jamais vraiment utilisées sérieusement, me paraissent aujourd'hui essentiels pour obtenir les résultats voulues et matérialiser les images que j'ai en tête. Trop souvent associées à une peinture froide ou ennuyante, elles ont été stupidement mises de côté.
C'est la faute de l'art moderne je suppose...
Les nouvelles avenues empruntées par les grands du 20e siècle semble avoir privilégiées spontanéité et liberté de l'esprit créateur. Pourtant, cela n'enlève rien à la pertinence des études.
Surtout dans mon cas!
Avec quelques dessins et tests de couleurs, j'aurais sauvé beaucoup de temps et surtout, résolu des problèmes dès le départ.
Évidemment, j'ai appliqué la leçon en vu de mon grand format de 2' x 5' et avant d'aller plus loin, je vous présente une première étude couleur de 8" x 16". Elle ne me satisfait pas entièrement et je devrai probablement y travailler davantage. Tant mieux, c'est à ça que ça sert...

Depuis déjà quelques semaines, je me bat à créer une lumière qui n'est pas celle de mon image de référence. Pourquoi je fais ça? C'est simple: à un moment donné, j'ai appliqué quelques touches qui m'ont parues très réussies, mais qui modifiaient la lumière.
" Ah, c'est mieux comme ça, que je me suis dis, ce sera plus dramatique."
Tous les peintres ont déjà fait ça:
on commence avec un plan mais, en cours de route, on change de direction.
On contrôle le tableau mais on aime aussi se laisser prendre au jeu de l'improvisation en laissant à son tour le tableau nous prendre par la main. C'est ça être créatif, non? En général, c'est un moment agréable car il se passe quelque chose d'inatendue qui nous emballe et qui donne à l'oeuvre un nouvel intérêt.
Mais lorsqu'on fait un paysage réaliste, modifier la lumière sur une section, c'est modifier la lumière de tout le tableau et là, l'image de référence ne sert plus à grand chose.
En résumer, c'est complètement casse-gueule comme manoeuvre et dans le cas qui m'occupe, ça à été une grosse erreur. J'avance, je recule, je corrige sans cesse et tout ça aurait pu être évité avec plus de recherche et de prépration.
J'ai appris qu'un plan initial, s'il est trop modifié, n'est plus un plan où n'en a jamais été un...
Les études préliminaires de valeurs de tons et de couleur, que je n'ai jamais vraiment utilisées sérieusement, me paraissent aujourd'hui essentiels pour obtenir les résultats voulues et matérialiser les images que j'ai en tête. Trop souvent associées à une peinture froide ou ennuyante, elles ont été stupidement mises de côté.
C'est la faute de l'art moderne je suppose...
Les nouvelles avenues empruntées par les grands du 20e siècle semble avoir privilégiées spontanéité et liberté de l'esprit créateur. Pourtant, cela n'enlève rien à la pertinence des études.
Surtout dans mon cas!
Avec quelques dessins et tests de couleurs, j'aurais sauvé beaucoup de temps et surtout, résolu des problèmes dès le départ.
Évidemment, j'ai appliqué la leçon en vu de mon grand format de 2' x 5' et avant d'aller plus loin, je vous présente une première étude couleur de 8" x 16". Elle ne me satisfait pas entièrement et je devrai probablement y travailler davantage. Tant mieux, c'est à ça que ça sert...

jeudi 17 décembre 2009
Encore quelques coups de pinceaux...
Je n'ai pas pu avancer mon grand format tel que prévu.
La semaine dernière, l'occasion de faire des menus travaux s'est présentée et puisqu'on a toujours besoin d'un peu de sous à ce temps-ci de l'année, je ne pouvais pas refuser!
Tout-de-même, quelques coups de pinceaux de plus se sont ajoutés sur l'autre tableau, surtout dans l'arrière-plan.
Cette semaine, un autre empêchement s'est présenté: la gastro...
Il va sans dire, la famille a passé avant la peinture.
La semaine dernière, l'occasion de faire des menus travaux s'est présentée et puisqu'on a toujours besoin d'un peu de sous à ce temps-ci de l'année, je ne pouvais pas refuser!
Tout-de-même, quelques coups de pinceaux de plus se sont ajoutés sur l'autre tableau, surtout dans l'arrière-plan.
Cette semaine, un autre empêchement s'est présenté: la gastro...
Il va sans dire, la famille a passé avant la peinture.
mercredi 2 décembre 2009
Waterhouse, la visite...
Je dois bien vous l'avouer, les nymphes des bois, prêtresses et autres danaïdes, ça ne me ressemble pas beaucoup. Pourtant, j'ai bien aimé.
Donc, oui, pas mal de tableaux à sujets mythologiques mais
aussi quelques uns, très intéressants, aux thèmes historiques comme Ste-Eulalie et Mariamne.
Ceux-là, on ne les voient jamais.
Tapez "Waterhouse" dans Google images et vous allez regarder des pages et des pages de sirènes et de Lady of Shallot avant de les voir! Pourtant, à bien des égards, et ce malgré leur rigeur académique, ils m'ont parus plus intéressants. Peut-être est-ce parcequ'ils sont un peu plus dramatiques ou plus expressifs? Dans ces oeuvres, il est vrai que le peintre compose la scène avec beaucoup de théatralité mais, le résultat est saisisant. C'est pompier mais, c'est fort!
Personnellement, je préfère ça aux nyphes-à-cruches-d'eau qui, heureusement, ne sont pas trop représentées. Évidemment, la Lady of Shallot est très belle et est agréablement plus coloré que sur les millions de mauvaises reproductions qui circulent, beaucoup trop ternes. De plus, certaines scènes mythologiques m'ont tout de même frappées, comme Ulysse et les syrènes, un tableau à l'atmosphère très particulier.
Techniquement, les tableaux sont pratiquement irréprochables et j'ai eu du plaisir à les regarder de près comme de loin.
Dans son plus grand tableaux peint à vie, Mariamne, Waterhouse à su créer une force unique grâce à la lumière magistrale posée sur la robe de son héroïne, une prouesse impossible à captiver en reproduction. Wow.
Un autre tableau qui m'a bien plu, c'est sa Cléopâtre, dont on sent bien le caractère par un regard qui lui donne une expressivité tout en retenue. D'ailleurs, l'expressivité n'est pas très présente chez Waterhouse, on le sait. C'était sûrement voulu mais, ça a finit par m'agacer.
Ça "signe" bien sûr les oeuvres les plus connus du peintre, remplis de filles froides comme des statues de la Grèce antique, toutes basées sur le même modèle.
J'ai finalement terminé ma visite en réalisant que les oeuvres m'ayant le plus intéressés étaient aussi les plus méconnues...



Donc, oui, pas mal de tableaux à sujets mythologiques mais
aussi quelques uns, très intéressants, aux thèmes historiques comme Ste-Eulalie et Mariamne.
Ceux-là, on ne les voient jamais.
Tapez "Waterhouse" dans Google images et vous allez regarder des pages et des pages de sirènes et de Lady of Shallot avant de les voir! Pourtant, à bien des égards, et ce malgré leur rigeur académique, ils m'ont parus plus intéressants. Peut-être est-ce parcequ'ils sont un peu plus dramatiques ou plus expressifs? Dans ces oeuvres, il est vrai que le peintre compose la scène avec beaucoup de théatralité mais, le résultat est saisisant. C'est pompier mais, c'est fort!
Personnellement, je préfère ça aux nyphes-à-cruches-d'eau qui, heureusement, ne sont pas trop représentées. Évidemment, la Lady of Shallot est très belle et est agréablement plus coloré que sur les millions de mauvaises reproductions qui circulent, beaucoup trop ternes. De plus, certaines scènes mythologiques m'ont tout de même frappées, comme Ulysse et les syrènes, un tableau à l'atmosphère très particulier.
Techniquement, les tableaux sont pratiquement irréprochables et j'ai eu du plaisir à les regarder de près comme de loin.
Dans son plus grand tableaux peint à vie, Mariamne, Waterhouse à su créer une force unique grâce à la lumière magistrale posée sur la robe de son héroïne, une prouesse impossible à captiver en reproduction. Wow.
Un autre tableau qui m'a bien plu, c'est sa Cléopâtre, dont on sent bien le caractère par un regard qui lui donne une expressivité tout en retenue. D'ailleurs, l'expressivité n'est pas très présente chez Waterhouse, on le sait. C'était sûrement voulu mais, ça a finit par m'agacer.
Ça "signe" bien sûr les oeuvres les plus connus du peintre, remplis de filles froides comme des statues de la Grèce antique, toutes basées sur le même modèle.
J'ai finalement terminé ma visite en réalisant que les oeuvres m'ayant le plus intéressés étaient aussi les plus méconnues...



dimanche 29 novembre 2009
J'en suis là...
Voilà où j'en suis maintenant.
Ça avance bien.
C'est fou mais, j'ai bossé sur l'avant-plan pendant 3 hrs vendredi et rien ne marchait.
Et alors qu'il ne me restais plus que 45 minutes avant de devoir aller chercher les enfants(et qu'une petite déprime commençait à m'envahir), tout a soudainement débloqué. Je me suis mis à travailler plus librement et en 40 minutes, j'ai terminé la section.
Il faut supposer que je me suis mis à travailler plus librement.
Une brosse plus large, plus de vitesse...
Ouff...Finir la semaine sur une bonne note, c'est important: ça me donne le moral pour la fin de semaine.
Dès demain, c'est le 2' x 5' qui embarquera sur mon chevalet pour quelques jours.
Je suis déjà fébrile...
Ça avance bien.
C'est fou mais, j'ai bossé sur l'avant-plan pendant 3 hrs vendredi et rien ne marchait.
Et alors qu'il ne me restais plus que 45 minutes avant de devoir aller chercher les enfants(et qu'une petite déprime commençait à m'envahir), tout a soudainement débloqué. Je me suis mis à travailler plus librement et en 40 minutes, j'ai terminé la section.
Il faut supposer que je me suis mis à travailler plus librement.
Une brosse plus large, plus de vitesse...
Ouff...Finir la semaine sur une bonne note, c'est important: ça me donne le moral pour la fin de semaine.
Dès demain, c'est le 2' x 5' qui embarquera sur mon chevalet pour quelques jours.
Je suis déjà fébrile...
samedi 28 novembre 2009
Aujourd'hui: Waterhouse.
Montréal acceuil jusqu'en février une rétrospective majeure du peintre préraphaélite J.W. Waterhouse et aujourd'hui, c'est à mon tour d'aller y jeter un oeil. Je n'ai jamais vraiment été un fan de cet artiste plutôt symboliste mais à ce qu'on dit, l'expo en vaut la peine.
Même le grand illustrateur américain James Guerney a fait le voyage à Montréal juste pour ça et nous parle de sa visite sur son excellent blog, Guerney Journey. Alors, pourquoi pas moi? Je vous en reparle bientôt...
Même le grand illustrateur américain James Guerney a fait le voyage à Montréal juste pour ça et nous parle de sa visite sur son excellent blog, Guerney Journey. Alors, pourquoi pas moi? Je vous en reparle bientôt...
samedi 14 novembre 2009
Petit truc de fin de soirée.
Je voulais revenir sur un truc fait la semaine dernière: un petit tableaux-express de fin de soirée.
Quelque chose de très libre, basé sur une image trouvé sur le web. De la recherche si on veut.
Brossé rapidement avec des couleurs rabattues en jouant à la fois sur des parties finies et non-finies. À finaliser en deuxième scéance entre deux deux autres tableaux qui sèchent...


Quelque chose de très libre, basé sur une image trouvé sur le web. De la recherche si on veut.
Brossé rapidement avec des couleurs rabattues en jouant à la fois sur des parties finies et non-finies. À finaliser en deuxième scéance entre deux deux autres tableaux qui sèchent...
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