Moi qui avait rangé mes tubes depuis des mois, voilà que je m'y suis remis le temps d'une petite étude sur papier. Je me suis laissé aller, en brossant joyeusement la surface sans trop de sérieux lorsque, soudainement, ça s'est mis à être intéressant.
En fait, je suis parti d'une photo prise dans la cour (mon lieu d'inspiration par excellence) en voulant surtout travailler sur cet étrange poêle et son ombre portée sur un vieux plywood. Je n'ai pas mis longtemps avant d'intégrer la poubelle bleue (non, ce n'est pas une canette de pepsi géante) et puis ensuite, tout à déboulé. Contrairement à mon habitude, j'ai construit le tout en intégrant d'autres éléments qui n'étaient pas sur la photo, mais qui se trouvaient ailleurs dans la cour. C'est donc de mémoire, en utilisant l'idée que je me fait de ma cour, que j'ai fait ce travail de collage en "bâtissant" ce lieu qui tient à la fois du réelle et de l'imaginaire.
J'aime beaucoup l'atmosphère qui se dégage de cette oeuvre, créée entre autre par la gamme de couleurs et une perspective isométrique. Le tout est une sorte d'inquiétante étrangeté, un huit-clos étouffant où la seule issue nous vient d'une porte donnant sur un petit bâtiment sans fenêtre, d'où une lueur rougeâtre ne présage rien de bon. J'ai d'ailleurs délibérément utilisé cette couleur pour relier cet intérieur au feu absent du poêle.
Bon, c'est bien beau tout ça mais, je me retrouve avec un bon p'tit truc...sur papier. Merde.
Va falloir maroufler sur un support rigide et je déteste ce genre d'opération délicate. De toute façon, pas question de présenter ça sous une vitre avec un passe-partout.
N'allez pas penser que je fait un retour à l'acrylique, je crois que c'est plutôt anecdotique.
Par contre, pour sauver du temps, peindre à huile sur une base d'acrylique pourrait être envisagé.

Combustion lente
Acrylique sur papier
11" x 17"
11" x 17"
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